Qu'est-ce que l'ASO ? L'optimisation App Store depuis zéro
L'ASO est le travail qui rend une application trouvable dans la recherche de la boutique. Indexation, pertinence, mesure et priorité : le métier entier d'une seule pièce.
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L'optimisation pour l'App Store consiste à faire apparaître une application sur les bons termes dans la recherche de la boutique, et à convaincre celui qui la trouve de l'installer. Elle ne se joue pas avec un budget publicitaire mais avec les règles de la boutique : placement des mots, pertinence et comportement des utilisateurs.
Mauvaise nouvelle pour qui cherche un mot magique : il n'y en a pas. Bonne nouvelle : le travail relève en grande partie de la gestion d'inventaire. Vous disposez d'un nombre fixe de caractères, d'un nombre fixe d'emplacements d'images, et chacun a une conséquence mesurable. Connaître l'inventaire, c'est savoir où investir.
L'ASO se coupe en deux : indexation et pertinence
Apple associe d'abord votre application à un terme, puis lui donne un rang sur ce terme. Nous appelons la première chose l'indexation et la seconde la pertinence, et elles se réparent par des travaux entièrement différents.
- L'indexation est décidée par les métadonnées : titre, sous-titre, champ de 100 caractères, noms des achats intégrés et nom du développeur.
- La pertinence est décidée par le comportement : que les gens venus de cette recherche installent l'application, l'ouvrent et restent.
Où dépenser l'effort
Cette séparation dit aussi où dépenser. On ne se classe pas sur un mot pour lequel on n'est pas indexé : là, le travail est une modification de texte et se règle en une version.
Sur un mot où l'on est indexé mais loin, le travail est un travail de placement. Et si le mot est déjà dans le titre sans que la première page soit atteinte, le texte est terminé : restent les captures, la première ligne de la description et la note moyenne, parce que le problème n'est plus la visibilité mais la conversion.
La conséquence est inconfortable et utile : la moitié des mouvements d'ASO que les équipes entreprennent ne peuvent pas fonctionner, parce qu'ils s'attaquent à un champ qui n'était pas le problème.
La bande 11-30 est là où se trouve l'argent
La plupart des outils poussent à trouver de nouveaux mots-clés : un vivier plus grand, plus d'opportunités. Mais la taille du vivier ne signifie rien en soi. Ce qui compte, c'est la distance restante sur chaque mot.
À la 150e place, il n'y a presque pas d'association, et combler la distance demande du volume d'installations, de la conversion et du temps. Entre 11 et 30, l'image s'inverse : Apple vous a déjà associé et ne vous a simplement pas trouvé assez pertinent pour la première page.
C'est pourquoi le même effort rend plusieurs fois plus dans cette bande. C'est aussi la raison pour laquelle le produit porte le nom qu'il porte.
L'inventaire, champ par champ
Avant de toucher à quoi que ce soit, il faut savoir de quoi on dispose. L'inventaire de l'ASO est court et tient dans une liste.
- Titre : 30 caractères, le champ le plus lourd, visible.
- Sous-titre : 30 caractères, deuxième en poids, visible, change à chaque version.
- Champ de mots-clés : 100 caractères, invisible, séparé par des virgules.
- Captures : les deux premières décident du taux d'installation à elles seules ou presque.
- Description : elle n'indexe pas sur l'App Store, mais sa première ligne convertit.
La mesure n'est pas optionnelle
L'ASO a un problème de mesure que la publicité n'a pas : l'effet met des jours à apparaître et le marché bouge pendant ces jours. Sans groupe témoin - des expressions non touchées, suivies les mêmes jours - chaque hausse s'attribue à l'aveugle.
Trois règles suffisent à rendre la mesure honnête : un changement par version, la même heure de lecture chaque jour, et un délai de stabilisation avant de lire quoi que ce soit. Sans elles, trois mois de travail produisent un tableau qui ne dit rien.
Et une règle de plus, celle qui casse le plus de rapports : ce qui n'a pas pu être mesuré n'est pas zéro. Une popularité non mesurée est un tiret, et un rang hors des deux cents premiers s'écrit comme tel, pas comme un 250 inventé.